En cas de litige, dois-je prendre un avocat ?

 

Oui et non.

 

Oui si ce litige est porté devant le TGI d’EVRY ou un autre TGI français à raison du montant de la demande (> à 10.000,00 €), et/ou de sa nature (droit de la famille hormis concubins et suites d’un divorce, droit de la construction, etc). S’il s’agit d’une procédure pénale concernant un mineur ou devant Monsieur le procureur dans le cadre d’une C.R.P.C. et devant les Cours d’Assises. En effet, dans ces matières, la représentation ou l’assistance d’un avocat est obligatoire par le fait de la Loi et aucun argument ne pourra être soulevé ni être entendu d’une personne non représentée ou non assistée.

 

Non, si vous croyez (à tort) pouvoir vous défendre tout seul. En effet, seul un avocat est assuré pour vous prodiguer des conseils juridiques et agir dans votre intérêt au mieux des nombreuses Lois, réglementations et jurisprudences récentes car il présente la garantie d’une formation supérieure d’au mois 6 ans, réactualisée tous les ans par les effets de la formation permanente à laquelle il est astreint.

 

Il sera également le seul professionnel à pouvoir déceler une nullité dans le dossier de poursuites monté contre vous par le Parquet et susceptible d’aboutir à l’annulation intégrale de toutes poursuites, même en cas d’infraction caractérisée.

 

Ce travail se fera en toute discrétion dans la mesure où votre avocat est astreint au respect du secret professionnel lui interdisant de répéter à quiconque une confidence que vous lui auriez confiée, à perpétuité, et sous peine de poursuites pénales (jusqu’à 5 ans d’emprisonnement) et professionnelles (suspension, radiation à temps ou à vie).

 

Si par extraordinaire il commettait une erreur dans le cadre de son obligation de moyen, de diligence et de conseil, il sera redevable envers vous d’une obligation d’indemnisation stipulée par le contrat d’assurance professionnelle qu’il a souscrit obligatoirement. Il en est de même pour les opérations de transfert de fonds, sous certaines conditions.

 

Enfin, vous pouvez tenter d’assurer votre défense, vous-même, comme vous pouvez construire votre maison ou entretenir votre voiture, mais il faudra, alors, de la même façon, ne pas craindre que le plafond ne s’écroule ou que la trajectoire de votre voiture ne vous échappe !

 

Ne dois-je choisir un avocat que lorsque je suis convoqué en Justice ?

 

Tout comme vous avez un médecin de famille ou un médecin référent, il n’est pas inutile d’avoir un avocat habituel pour plusieurs raisons.

  • tout d’abord il vous connaît, tout comme les particularités de votre vie, et vous n’aurez pas besoin de les lui répéter à chaque entretien.

  • vous aurez plus de temps pour le choisir faute d’urgence et donc de tisser avec lui des liens de confiance qui sont aussi importants qu’avec un médecin de famille.

  • il est souvent plus efficient de lui demander conseil lorsque l’on décide d’un investissement important (construction d’une maison, achat d’une maison, achat d’une véhicule d’occasion), une modification importante de sa vie (mariage, adoption) de façon à l’anticiper et obtenir de ce professionnel du droit tous les conseils utiles pour éviter, pièges, arnaques, déceptions. Il n’y a pas de meilleur procès que le procès évité. Une consultation préalable (80 € à 150 € H.T.) est plus économique qu’un procès découlant d’une étourderie ou d’une méconnaissance du droit (800 € à 5.000,00 € H.T.).

 

Vais-je récupérer partie ou totalité des honoraires versés à mon Avocat ?

 

Au civil, il est systématiquement demandé au Tribunal la prise en charges de ce que l’on appelle les frais irrépétibles constitués essentiellement des frais d’avocat. En général, le tribunal saisi, alloue, en fin de procédure, une telle indemnité à la partie qui gagne le procès qui toutefois, ne couvre que très rarement les honoraires réellement versés mais seulement 30 à 70 % de ceux-ci. En matière de droit de la famille, une telle indemnité n’est que très rarement allouée.

 

Au pénal, le justiciable condamné ne récupère jamais les frais d’avocat engagés, par contre la partie civile qui obtient condamnation de son adversaire peut espérer récupérer une indemnité comparable, dans sa proportion, à celle allouée au civil à la partie triomphante.